
Le stress au travail : comprendre son fonctionnement et pourquoi il est indispensable
- Pascale Chatelain
- 12 juil.
- 2 min de lecture
On entend beaucoup parler de stress et notamment de stress au travail, mais qu'est-ce que le stress?
Le stress est souvent présenté comme l'ennemi à combattre. Pourtant, il est avant tout un mécanisme naturel indispensable à notre survie.
Sans stress, nous ne serions pas capables de réagir rapidement face à un danger, de relever un défi ou même de rester concentrés lors d'un examen, d'un entretien d'embauche ou d'une présentation importante.
Le stress est donc une réaction normale d'adaptation de l'organisme face à une situation perçue comme exigeante, nouvelle ou menaçante.
Une réaction héritée de nos ancêtres:
Pendant des milliers d'années, nos ancêtres devaient faire face à des dangers immédiats : un prédateur, un incendie ou un conflit.
Le cerveau déclenchait alors une réponse très rapide.
Les glandes surrénales libéraient de l'adrénaline et de la noradrénaline. Le rythme cardiaque s'accélérait, la respiration devenait plus rapide, les muscles recevaient davantage de sang et de glucose pour permettre une réaction immédiate : combattre ou fuir.
Une fois le danger écarté, l'organisme retrouvait naturellement son équilibre.
Pourquoi le stress devient-il un problème aujourd'hui ?
Dans notre société moderne, les menaces ont changé.
Il ne s'agit plus d'échapper à un animal sauvage, mais de gérer :
une surcharge de travail ;
des objectifs toujours plus élevés ;
des conflits professionnels ;
des difficultés financières ;
une charge mentale importante ;
des responsabilités familiales.
Contrairement à nos ancêtres, nous ne pouvons ni fuir ni combattre ces situations. Notre organisme reste alors mobilisé plus longtemps que prévu.
Lorsque cette activation se répète jour après jour, le stress devient chronique.
Nous ne réagissons pas tous de la même façon
Face à une même situation, deux personnes peuvent réagir très différemment.
Notre perception du stress dépend notamment :
de notre personnalité ;
de notre histoire de vie ;
de notre niveau de fatigue ;
de notre état de santé ;
de nos ressources émotionnelles ;
de notre capacité d'adaptation.
Ce qui paraît anodin pour une personne peut représenter une véritable source d'anxiété pour une autre.
Il n'existe donc pas de "petit stress" universel.
Le bon stress existe
Un certain niveau de stress est bénéfique.
Il améliore la vigilance, la concentration et les performances.
On parle parfois d'eustress, ou stress positif.
À l'inverse, un manque total de stimulation peut également devenir problématique.
Certaines personnes souffrent d'un profond ennui au travail, d'un manque de sens ou d'une impression d'inutilité. Cette situation est appelée bore-out et peut avoir des conséquences importantes sur la santé psychologique.
L'objectif n'est donc pas de supprimer tout stress, mais de retrouver un équilibre.
Quand faut-il s'inquiéter ?
Le véritable danger apparaît lorsque le stress devient permanent.
Le corps ne dispose plus du temps nécessaire pour récupérer.
Petit à petit, les premiers signes apparaissent :
fatigue persistante ;
tensions dans la nuque, les épaules ou le dos ;
troubles du sommeil ;
irritabilité ;
difficultés de concentration ;
troubles digestifs.
Ces signaux sont autant de messages envoyés par notre organisme pour nous inviter à ralentir.
Dans le prochain article, nous verrons comment le stress chronique s'installe progressivement en trois grandes phases, de la réaction d'alarme jusqu'à l'épuisement.
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